J’ai eu la chance durant mon séjour à Ottawa de prendre ces laborieuses beautés en photo. Trois personnages, certes. Et encore une fois, le soleil fut agréablement de la partie.
The Third & the Seventh par Alex Roman — Un essai visuel sur les thèmes de l’architecture et de la photographie. Ai-je mentionné que ce chef d’oeuvre est une production 100% virtuelle? Bouche = bée. À voir en plein écran, absolument!
Écoutez… On a rien pris, cette journée là. Du tout. Le néant. Sauf peut-être pour le touladi immense qui a emporter avec lui la ligne et la perche cassée de mon père, sans oublier son égo. Mais là n’est pas le point. C’est le silence. Ou du moins ses courts moments. Se réveiller presque aussitôt s’être endormi, sortir les brimbales cachées dans la cave depuis 10 mois, tenter de s’habiller pour les conditions dehors, mais réaliser qu’il vaut mieux être prêt à sortir avant de s’emmitouffler, au risque de suer et ensuite de geler. Sortir dans la froideur et la noirceur matinale. Se rendre au lac et en dévaler la berge. Jouer au sourcier pour décider de l’emplacement des trous. Et on perce. Le mouvement bizarre des bras pour activer le vilbrequin. Des cercles concentriques horizontaux qui ne servent surement à rien d’autre dans la vie qu’à cette pratique ridicule de tenter d’attrapper des poissons sous une couche de glace. M. Miyagi a surement une application plus martiale en tête. Et la course pour placer les brimbales autour des trous. Appâter.
Et ensuite l’attente. Le soleil n’a pas encore fait mine de se lever, mais nous sommes fidèles à l’horaire. Le silence, finalement. Ou peut-être pas. Silence relatif, peut-être. Comparé au vacarme des dents qui ornent le bout de la vrille d’il y a quelques minutes. Mais jamais un silence complet. D’autres humains en pleine routine matinal sur la glace, espérant affirmer leur suprématie sur glace, sous le couvert de la patience. Le son des vilbrequins à moteur au loin, sourd. Le vent sur le lac.
Pas le silence, j’avoue, mais le calme. Et le soleil se lève. Maintenant c’est le moment de socialiser et d’attendre que les drapeaux sautillent. Le moment est fini. Je me retire.
Juste une session pour s’amuser. Première tentative de photo de skate. Broche à foin! Je me dois encore de raffiner le motion blur causé par la vitesse de synchro maximale. Un peu de nuages, s’il vous plait?